18 Janvier 2011
Ce blog est transféré sur une nouvelle structure pour des commodités de communication .
Vous découvrirez la suite au lien ci-dessous :
http://sites.google.com/site/lagrognegend/articles
Contact : lagrognegend@gmail.com
Merci
J.M.
31 décembre 2010
Plaidoyer pour policiers infâmes.
Personne ne pensera à eux, personne ne se souciera de cette poignée de policiers parisiens mis au ban par tout ce qui pense ou cause dans le pays. ( mais en aucun cas les deux )
Moi dont un des fils s’est fait copieusement rossé par deux imbéciles en uniforme sur un trottoir de Clermont-Ferrand sans que jamais il n’ ait pu faire valoir son droit, je devrais faire comme tout le monde et laisser faire sans m’interroger sur cet évènement extraordinaire qu’est la constitution d’un dossier totalement falsifié pour reporter la responsabilité d’un accident sur un de mes concitoyens.
Moi le premier populiste me réclamant de cette philosophie, même si depuis je me sens un peu moins seul, j’ai une pensée pour ces hommes, ces pères de familles qui vont vivre une année 2011 terrible.
Oui une année terrifiante pour ces honnêtes hommes dont le destin a basculé en un quart d’heure dans des circonstances qui n’intéressent personne, dans des conditions que personne n’a intérêt à éplucher.
Car, vous pouvez en penser ce que vous voulez, mais si des gens honnêtes, intègres basculent dans ce qu’il convient d’appeler la délinquance du jour au lendemain, cela ne s’est pas passé comme cela.
Un climat tendu, la peur au ventre à la prise de service, les exigences de ces cravatés qui voient le pouvoir leur échapper à la prochaine élection et une infraction, une course poursuite, un accident et un collègue blessé.
Les dés sont jetés.
La colère est là contre ce délinquant sans qui rien ne serait arrivé s’il s’était arrêté comme on le doit, comme on le fait, comme tout le monde devait le faire.
Dans l’esprit de mes amis policiers, il n’y a aucun doute, sans lui rien ne serait arrivé et le collègue ne serait pas blessé.
Et puis comment expliquer à cette hiérarchie bien au chaud qu’on a encore fait une connerie. On va encore manger. On va encore faire l’objet de toutes les moqueries.
On a tous voulu faire au mieux, et voilà, on a tout foutu par terre.
L’un d’eux prend la décision de faire porter le chapeau à celui sans qui rien ne serait arrivé. On se met d’accord et on fait ce qu’il faut pour.
D’ailleurs qu’est-ce qu’il risque ? RIEN.
On le sait, on peut bousculer les policiers, les insulter et toujours, ce sont policiers qui sont mis en cause.
Jamais aucune peine digne de ce nom pour ces voyous qui s’en prennent à la police, jamais aucune poursuite pour ces gens qui font des faux témoignages devant les caméras de toutes les télévisions lorsqu’un évènement met en cause la police.
Jamais de demandes de compte à ces journalistes qui diffusent ces versions en contradiction avec toute réalité comme des vérités absolues.
Et alors on va monter un dossier contre ce type sans qui rien ne serait arrivé. Il va se passer quoi ? Quelle accusation va réellement être retenue contre lui ? Des violences lègères ? Quelle condamnation ? Une amende et un sursis ?
Rien d ‘autre.
Qui va prétendre le contraire ?
Ils le savent. Quoiqu’ils fassent, ce seront eux les « connards ».
Le contrat est rompu entre la société et la police depuis longtemps. Ils sont seuls face aux voyous. Ils le savent et ne peuvent compter sur personne, surtout pas sur la justice qui ne se soucie pas depuis longtemps de l’ordre public dont pourtant elle à la charge, elle devrait avoir la charge.
La hiérarchie leur a depuis longtemps abandonné sur le terrain ; ce terrain où les carrières se brisent, où les ambitions chavirent. Ils le savent nos amis policiers. Ils sont seuls face au monde entier.
Nos amis policiers, fatigués par un travail épuisant par la tension qu’il génère, lassés de faire du papier qui ne sert à rien, détournés d’un gouvernement qui ne s’intéresse pas aux problèmes mais ne souhaite qu’en cacher les conséquences, nos amis policiers ont fait une énorme connerie.
Si un doit leur tendre la main, je veux être celui-là, moi l’ancien gendarme qui a passé sa vie sur le terrain dans des unités de plus en plus dures. Je ne les excuse pas.
Mais je n’excuse pas tous ces intellos qui ne savent rien et condamnent. Je n’excuse pas ces gens qui trouvent commode et confortable de les lapider.
D’ailleurs au ministère, ils ont bien compris que le seul vrai problème dans cette histoire est la rupture de confiance entre la police de terrain, la vraie et sa hiérarchie sinon qu’allait foutre le ministre avec les patrouilles le lendemain de noël ?
Ce n’est pas à nous de juger.
Que l'on applique le droit, que l’on applique la loi et que comme tout le monde, on juge les faits, mais surtout qu’aussi pour eux, on juge les gens.
On le fait bien pour les pire des assassins !
alors, mes amis policiers qui allez passer une année terrifiante, je vous présente tous mes voeux, à vous et à vos proches, et je souhaite qu'ils vous parviennent.
jmestries
Commentaires